Canadian Branch of the American Peanut Council

Par Sue Mah, M.Sc.S., Dt.P.

La Société canadienne de pédiatrie (SCP) a récemment publié une nouvelle déclaration sur les expositions alimentaires et la prévention des allergies chez les nourrissons à haut risque.¹ Les nourrissons qui sont particulièrement à risque de développer des allergies sont définis comme ayant habituellement un parent au premier degré (au moins un des parents ou un frère ou une sœur) ayant une allergie (p. ex., allergie alimentaire, dermite atopique ou asthme).

Dans sa déclaration, la SCP s’aligne sur les points de vue actuels en matière de prévention d’allergies aux États Unis, en Europe et en Australie. Voici un résumé des nouvelles recommandations.

Ne pas restreindre le régime alimentaire maternel durant la grossesse ou l’allaitement. Rien ne prouve que le fait d’éviter de consommer du lait, des œufs, des arachides ou d’autres allergènes potentiels durant la grossesse contribue à prévenir les allergies, alors que les risques de dénutrition maternelle et de tort potentiel à l’enfant peuvent être importants. Similairement, il n’a pas été démontré que les restrictions visant le régime alimentaire maternel pendant l’allaitement aident à prévenir les allergies chez les enfants, hormis peut-être l’eczéma atopique.

Allaiter exclusivement pendant les six premiers mois. La durée totale de l’allaitement (au moins six mois) pourrait protéger davantage que l’allaitement exclusif pendant six mois. Certains spécialistes proposent un compromis : commencer à introduire des aliments solides à quatre mois, tout en continuant d’allaiter l’enfant jusqu’à six mois au moins. En tenant compte de cette approche, les facteurs de risque de développer une allergie atopique propres à l’enfant doivent être évalués à la lumière des nombreux avantages associés à un allaitement exclusif pendant six mois.

Ne pas retarder l’introduction d’aliments solides précis au-delà de l’âge de six mois. Vous vous rappelez peut-être de certaines recommandations démodées préconisant de reporter à plus tard l’introduction d’aliments potentiellement « déclencheurs » chez les enfants à haut risque de développer une allergie (p. ex., pas de protéines de lait de vache avant un an; pas d’œufs avant deux ans; pas d’arachides ni de fruits de mer avant trois ans). Selon de nouvelles données fondées sur l’observation, l’introduction plus tardive de certains aliments n’aide pas à prévenir les allergies, et pourrait même accroître le risque de développer une allergie alimentaire.

En fait, d’après certaines théories, l’introduction plus tardive d’arachides dans l’alimentation pourrait accroître la prévalence d’allergies aux arachides. L’« hypothèse de double exposition aux allergènes » laisse entendre que les nourrissons dont l’eczéma est un facteur de risque initial présentent une exposition environnementale accrue à l’aliment par voie topique, par des blessures cutanées, lesquelles constituent une voie de sensibilisation. Le fait de retarder l’introduction des mêmes aliments ne permet pas au nourrisson de tirer des avantages potentiels d’une exposition orale et gastro-intestinale régulière ou d’acquérir une tolérance grâce aux voies des lymphocytes T régulateurs.

Une étude menée au Royaume-Uni examine le lien qui existe entre l’âge auquel les arachides sont introduites et l’incidence de l’allergie aux arachides. Dans l’étude prospective LEAP (Learning Early About Peanut Allergy) sur l’acquisition rapide de connaissances sur les allergies aux arachides, on a divisé au hasard des nourrissons à haut risque entre l’introduction précoce (en quatre et dix mois) et l’introduction tardive (après trois ans) de protéines d’arachides. Après l’introduction initiale de protéines d’arachides, les nourrissons ont ensuite été exposés à la protéine d’arachide de façon continue trois fois par semaine, étant donné que la consommation régulière d’un aliment potentiellement allergène peut être aussi importante que le moment où l’aliment en question a d’abord été introduit. Quand la cohorte de l’étude atteindra l’âge de cinq ans, les chercheurs évalueront la présence ou l’absence d’allergies aux arachides.

 

Source : Société canadienne de pédiatrie

¹ Canadian Pediatric Society, http://www.cps.ca/documents/position/dietary-exposures-and-allergy-prevention-in-high-risk-infants

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Le saviez-vous?

  • Le-saviez-vous-3
    Bien que plusieurs personnes considèrent l’arachide comme une noix, elle est en fait une légumineuse provenant d’une plante appelée Arachis hypogaea.
  • Le-saviez-vous-2

    Les arachides contiennent plus de protéines que toute autre noix.

  • Le-saviez-vous-4
    Les arachides sont complètement exemptes de cholestérol et elles contiennent de l’acide oléique, une source de gras non saturé qui favorise un cœur en santé.
  • Le-saviez-vous-1
    Le beurre d’arachide a été inventé aux environs de 1890 en tant qu’aliment nutritif pour les personnes sous-alimentées.

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